Renouveller son dressing

2016-02-02 13:52:59

La période des soldes tant attendue est un moment incontournable pour renouveler son dressing, acheter un équipement pour la maison en réalisant souvent de substantielles économies. Du mercredi 6 janvier au mardi 16 février 2016, les commerçants sont autorisés à vendre à perte mais n'en sont pas moins assujettis à une réglementation spécifique. woman-1169324_640

«Ni repris, ni échangé», une mention abusive ?

Toutes ces étiquettes colorées ont de quoi faire craquer les fashionistas les plus économes ! Si l'on rajoute à cela les arguments de la vendeuse qui assure à la cliente indécise qu'elle-a-la-même-robe-et-que-c'est-la-dernière.... il faut s'armer d'une sacré motivation pour ne pas céder à la tentation. Quelques regrets plus tard, que faire ? Le commerçant est-il tenu juridiquement à l'échange ?

La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) précise que la mention «ni repris, ni échangé» qui fleurit dans la plupart des magasins pendant les soldes est tout à fait légale. Le commerçant peut reprendre l'article ou le rembourser à titre purement commercial mais rien ne l'y oblige, à moins que l'article ne montre un vice caché ou un défaut de fabrication, s'il tombe en panne ou ne présente pas toutes les caractéristiques annoncées. Si le commerçant refuse, dans ce cas, de reprendre le produit, il est en tort. Même en période de soldes, (y compris sur Internet) les garanties légales de conformité et de vices cachés s'appliquent, à savoir la réparation, l'échange, l'avoir, la réduction du prix ou le remboursement.

Acheter en solde, la vigilance est de rigueur

A l'inverse, s'il n'existe pas de vice caché manifeste et que le vêtement acheté sur un coup de tête ne convient tout simplement plus, n'est finalement pas à la bonne taille, le commerçant n'est pas tenu à l'échange. Il est donc recommandé de ne pas se tromper de couleur ou de taille et de vérifier ce que le commerçant propose à titre commercial avant le passage en caisse.

La non reprise vaut également pour les défauts apparents clairement visibles en magasin. C'est le cas par exemple d'un trou dans un vêtement, d'un défaut visuel sur un appareil... qui ne sont pas couvert par les garanties.

Le commerçant peut également refuser d'échanger ou de reprendre un produit s'il l'a clairement indiqué dans le magasin sous forme d'affichage, de mention sur le ticket de caisse ou tout autre support. Si tel n'est pas le cas il peut être accusé de publicité trompeuse. De même, le commerçant qui propose tout au long de l'année une garantie commerciale est en droit de la supprimer sur les produits en solde. Cette pratique est légale si elle a été clairement précisé avant l'achat.

Et les articles soldés sur Internet ?

A l'ouverture du colis, la déception peut être grande. Coupe, matière, couleur décevantes ... impossible de garder ce vêtement ! Plus souple, la réglementation des soldes sur Internet prévoit qu'un article acheté en ligne est échangeable ou remboursable sans pénalité sous 14 jours à compter de la livraison sans que l'acheteur ait à justifier de sa décision. Dans le cadre de la vente à distance, le droit de rétractation est une obligation. Les frais de retour étant, généralement, à la charge du client.

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